Pour faire le « show », il faut être deux. Gries a affronté, samedi soir une bien pâle équipe de
Recy, déjà condamnée à la descente, résignée et qui n'avait
ni la volonté, ni les moyens de faire douter le maître de céans. Tant et si bien qu'à la fin de la première période, les dés étaient jetés (26-7).
Malgré l'absence du tentaculaire Dieye (déchirure musculaire), les villageois n'ont pas eu à puiser dans leurs réserves pour mettre à la raison des Champenois bien ternes et au collectif très
frustre. Les Alsaciens entamaient le match sur les chapeaux de roue. Un Lazare altruiste (5 passes décisives dans ce quart) sevrait de ballons Majstorovic à l'intérieur et Ait-Tabassir à
l'adresse retrouvée pour prendre rapidement 8 points d'avance (8-0, 3e).
Les
Recyots peinaient à trouver de bonnes positions de shoot.
Masala et Diop-Tremoulet, Sow et le puissant
Thomas étaient en grosse difficulté dans la raquette : si bien que les villageois étouffaient définitivement toute velléité de retour de leurs adversaires (26-7).
Bady, l'entraîneur alsacien, pouvait alors successivement lancer sur le parquet tout son beau monde et faire souffler ses cadres. Tour à tour, Villemin, Lazarus, Bohler et le cadet Krauth
apportaient leur écot dans cette rencontre qui avait déjà choisi son vainqueur (37-17, 17e puis 42-23 à la mi-temps).
Huttel, à la confiance retrouvée, se chargeait à lui tout seul de maintenir les Champenois à distance par ses interceptions et ses percussions offensives. Bohler n'avait pas à rougir de la
comparaison et muselait bien l'imposant
Thomas.
Recy navigait toujours à distance si bien que l'écart restait conséquent et rédhibitoire à l'entame de la dernière période (66-40).
Rien ne changera dans le dernier quart que Lazarus prenait à son compte pour inscrire 10 des 14 points de son équipe. La messe était dite depuis bien longtemps.